Garder le contrôle sur rénover là où l'impact est réel

Syndicat du Bas Languedoc : de 3 mois à 1 jour pour programmer ses travaux

850 km de réseau, 5 personnes : le défi de maintenir 90,90 % de rendement

Le Syndicat Intercommunal d'Adduction d'Eau des communes du Bas Languedoc (SBL) est un acteur historique de l'eau potable dans l'Hérault. Fondé en 1946, il dessert 27 communes — dont Sète, Marseillan et Frontignan — pour 220 000 habitants permanents et plus de 500 000 en période estivale. Son réseau totalise 850 km de canalisations : 175 km d'adduction et 650 à 680 km de distribution. Le syndicat a uniquement la compétence eau potable.

Le SBL est une structure légère : 5 personnes, dont Marc Coustol, ingénieur territorial et directeur du syndicat depuis 1999. Le bureau d'études Cabinet Merlin assure les études techniques. L'exploitation est confiée depuis le 1er janvier 2022 à une SEMOP « Eau du Bas Languedoc », détenue à 40 % par le syndicat et 60 % par Suez.

Le rendement du réseau à fin 2025 était de 90,90 %. Mais c'est justement là que réside le défi : la grande majorité des canalisations ont été construites après-guerre et arrivent en fin de vie. L'enjeu n'est pas d'améliorer la performance, mais de la maintenir dans la durée face au vieillissement du patrimoine et aux crises de sécheresse successives sur l'arc méditerranéen.

Marc Coustol, Directeur du Syndicat du Bas Languedoc : « Le jeu c'est la performance de réseau. Faut savoir que tous les réseaux ont été créés, du moins une grosse partie, après-guerre. Donc on va commencer à arriver en fin de vie de tout ce qui est réseau, tout ce qui est branchement. Le défi de demain, c'est de pouvoir maintenir les rendements de réseau que l'on a aujourd'hui. Je dis même pas améliorer, je dis maintenir. »

Des fichiers Excel « imbuvables » pour piloter 5 millions d'euros de travaux par an

Avec un budget de renouvellement de 4,5 à 5 millions d'euros par an et un objectif de taux de renouvellement de 1,2 % à horizon 2028-2034, le SBL avait besoin de planifier ses investissements avec précision. Or, les outils existants ne suivaient plus.

Avant Leakmited, la programmation des travaux reposait sur des tableurs Excel. Pour un réseau de 650 km, ces fichiers étaient devenus ingérables. L'élaboration d'un avant-projet — analyse, décision, arbitrages — prenait 3 à 4 mois. Un délai incompatible avec la réactivité attendue par les élus et les besoins de planification du syndicat.

Marc Coustol : « On avait des outils archaïques. Il fallait avoir un outil qui dépoussière un peu tout ce qu'on a l'habitude de voir. On travaillait au départ quand je suis arrivé avec des tableaux Excel. Quand vous avez 650 km de réseaux, les fichiers Excel à la sortie, c'était imbuvable. »

Par ailleurs, le SBL souhaitait disposer de son propre outil d'aide à la décision, indépendant de celui de sa société fermière, pour conserver une totale liberté dans les choix de travaux.

Marc Coustol : « On a voulu se détacher des outils de notre société fermière pour pouvoir avoir le libre choix de ce qu'on voulait réaliser en travaux. »

Un discours novateur : « Si vous trouvez pas les fuites, vous êtes pas payé »

Le premier contact a eu lieu à Narbonne, à l'issue d'un colloque où Leakmited avait présenté sa société. Ce qui a d'abord retenu l'attention de Marc Coustol, c'est le modèle économique de la recherche de fuites — un engagement sur le résultat. Puis la découverte du jumeau numérique a ouvert une perspective nouvelle : un outil de programmation patrimoniale qui n'existait pas à l'échelle des collectivités.

Marc Coustol : « Vous aviez un discours qui nous a intéressé : si vous n'atteignez pas un certain niveau de performance, vous n'êtes pas payé. C'est ce discours-là qui a été un peu novateur dans ce qu'on entendait. »

Marc Coustol ne connaissait pas le concept de jumeau numérique avant sa rencontre avec Leakmited. Le syndicat est parti sur un contrat initial de 3 ans, renouvelé ensuite deux fois un an, soit 5 ans de collaboration au total.

3-4 mois d'avant-projet ramenés à une décision dans la journée

Le jumeau numérique Twin a été déployé sur l'ensemble des 850 km de réseau. Il est utilisé par Marc Coustol et le Cabinet Merlin — les deux seuls utilisateurs — pour construire les plans de renouvellement. L'utilisation est régulière, tous les mois, avec une fréquence variable selon les demandes des mairies : 1, 2 ou 10 fois dans le mois. Les périodes électorales génèrent une utilisation plus intensive pour préparer les plans à présenter aux nouveaux élus.

Marc Coustol : « C'est un outil qui va très très vite dans les requêtes qu'on lui demande. La réponse est pratiquement instantanée. Donc on a un gain de temps sur la planification des travaux qui est énorme. C'est énorme. »

L'outil a considérablement évolué sur les 5 années de collaboration. Au début, modifier un seul paramètre nécessitait de créer un nouveau scénario et de tout re-rentrer. Aujourd'hui, il est possible d'intervenir dans un scénario existant, d'ajuster des paramètres et de travailler sur une seule commune sans recalculer la totalité du réseau.

Marc Coustol : « Les élus nous disent voilà, je veux sur la commune de X savoir si je renouvelle que le PVC de 70, qu'est-ce que ça donne ? Avec votre outil, c'est très très simple de faire ça maintenant et on a des résultats qui sont très rapides. »
Marc Coustol : « Le temps qu'on fasse un avant-projet, qu'on décide, qu'on regarde, tout ça prenait 3-4 mois. Là, dans la journée, la décision est prise. »

3-4 mois → 1 jour : temps de décision sur la programmation des travaux

2-3 minutespour générer un scénario de renouvellement sur 850 km de réseau

5 ansde collaboration continue renouvelée avec Leakmited

4,5 à 5 M€/ande travaux pilotés avec le jumeau numérique Twin

« On bouge trois paramètres et il donne la restitution 2-3 minutes après »

Marc Coustol : « C'est le temps de réaction. On bouge trois paramètres sur un scénario et il vous donne la restitution 2-3 minutes après. Quand on fait tourner sur 850 km de réseau... Quand on fait tourner sur une commune, c'est le temps d'aller se lever pour aller se servir le café. »

Indépendance, rapidité, durabilité : 5 ans de collaboration renouvelée

Le résultat principal de la collaboration n'est pas une amélioration du rendement — le SBL performait déjà à 90,90 % avant Leakmited. La valeur apportée se situe sur trois axes.

Le temps de décision sur la programmation des travaux, radicalement réduit. Marc Coustol décrit un passage de 3-4 mois pour un avant-projet à une décision prise dans la journée. Les scénarios de renouvellement sont générés en 2-3 minutes sur l'ensemble des 850 km de réseau.

L'indépendance dans les choix d'investissement. Le SBL construit et arbitre ses propres plans de renouvellement, sans dépendre des outils de sa société fermière. C'est un levier stratégique pour une collectivité qui investit entre 4,5 et 5 millions d'euros par an en renouvellement, avec un objectif de 6,5 à 6,8 millions d'euros par an entre 2028 et 2034.

Une collaboration durable de 5 ans, renouvelée. Après un contrat initial de 3 ans, deux renouvellements annuels ont suivi.

Marc Coustol : « Je pense que vous avez quand même un temps d'avance sur la concurrence. J'ai pas entendu d'outil similaire au vôtre. Sur certaines fonctionnalités, il y en a qui s'en rapprochent, mais avoir un outil complet, non, j'ai pas encore vu tourner quoi que ce soit. »

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