Le Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat est l'un des plus anciens syndicats de France. Implanté au cœur du piémont pyrénéen, au sud de Toulouse, il dessert 24 communes rurales pour près de 6 900 abonnés sur un réseau de 350 km. Avec 9 agents au total — dont seulement 4 en terrain — il gère l'intégralité des missions de terrain : branchements neufs, réparations, relève des compteurs et entretien des appareillages. Aucun agent n'est dédié à temps plein à la recherche de fuites.
Son réseau, essentiellement en acier, compte parmi les plus vieux de France : les premières canalisations datent des années 1930. Un héritage qui confère au syndicat un rendement relativement stable — autour de 73 à 75 % — mais qui masque des pertes réelles sur certains secteurs, difficiles à détecter dans un sol alluvial très perméable où les fuites disparaissent dans la nappe sans laisser de trace en surface.
Depuis sa prise de poste il y a 4 ans, Jordi Ledru, directeur du syndicat, dispose d'une sectorisation opérationnelle et d'une télégestion avancée avec plus de 120 points de mesure en temps réel. Un équipement qui lui permet de voir les anomalies — mais pas toujours d'y répondre avec les ressources disponibles.
On savait où chercher. On n'avait tout simplement pas les moyens de le faire.
Le syndicat connaissait parfaitement ses zones problématiques. La sectorisation mise en place depuis 4 à 5 ans permettait d'identifier des débits nocturnes élevés sur plusieurs secteurs. Mais savoir où chercher ne suffit pas quand on ne dispose d'aucun agent dédié à la recherche de fuites.
« On voyait des débits de nuit élevés sur certains secteurs qu'on n'arrivait pas à localiser. On savait qu'il y avait des fuites, mais on n'avait pas le temps et les moyens humains de s'y mettre à 100 %. » Jordi Ledru, Directeur du Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat
La difficulté était double. D'une part, les fuites présentes sur le réseau n'étaient pas de grosses ruptures visibles — les grandes fuites, la télégestion les détecte rapidement. C'était des fuites moyennes et petites, parfois de simples micro-fuites sur des branchements abonnés de 30 L/h, invisibles en surface dans les terrains perméables des plaines alluviales de la Garonne. « Certaines auraient pu rester 50 ans comme ça », explique Monsieur Jordi Ledru.
D'autre part, la contrainte de ressources humaines était structurelle : avec l'équivalent de 2 % du temps de travail de ses 4 agents consacré à la recherche de fuites, le syndicat ne pouvait pas mener des campagnes approfondies sur les secteurs ciblés tout en maintenant l'ensemble de ses missions courantes.
Enfin, sans prestataire extérieur, la question financière se posait. Un budget de campagne de l'ordre de 40 000 € — sans garantie de résultats — était difficile à justifier auprès des élus pour un syndicat dont le rendement restait « pas mal pour du rural ».
Cibler les 20 % du réseau qui causent 80 % des pertes
C'est dans le cadre du programme « Garonne Amont », porté par le Conseil départemental de Haute-Garonne, que le syndicat a intégré une mission Sprint de Leakmited, subventionnée à 80 % par le département dans le cadre d'un partenariat pilote.
La collaboration a démarré par un travail préparatoire approfondi avec Werda, ingénieure hydraulicienne chez Leakmited, qui a analysé les données historiques du syndicat — exports de télégestion, historique des réparations, données SIG — transmises progressivement entre le printemps et fin août. Cet échange a permis de cibler précisément les secteurs à fort potentiel de fuites, en concentrant les efforts là où ils produiraient le plus de valeur.
« La responsable des opérations de Leakmited a vraiment cerné le fonctionnement du syndicat à travers nos échanges. Sa capacité à comprendre nos mécanismes assez rapidement m'a impressionné. Ce n'est pas toujours très simple. » Monsieur Jordi Ledru.
Deux campagnes de terrain ont ensuite été menées, chacune d'une semaine, avec deux équipes différentes de chercheurs de fuites. La recherche acoustique, ciblée grâce à l'analyse préalable des données, a permis de réduire significativement le périmètre d'investigation. En parallèle, le tableau de bord en ligne transmettait en temps réel les alertes de détection — localisation, débit estimé, compte-rendu — permettant au syndicat d'organiser les réparations dans la foulée, le jour même ou le lendemain.
L'interface internet envoie un message d'alerte quand une fuite est détectée, avec la localisation et le débit estimé. C'est très rapide. Et comme on l'a suivi au quotidien, plusieurs fois par jour, il n'y a eu aucune surprise sur le bilan. » Monsieur Jordi Ledru
L'engagement à la performance de Leakmited — rémunération conditionnée aux résultats obtenus — a joué un rôle déterminant dans la décision du syndicat.
« C'est un argument commercial qui est percutant : s'ils ne trouvent pas, on ne les paye pas. Bon voilà, allez-y, cherchez. » Monsieur Jordi Ledru
11 fuites. 35 % de pertes en moins. Zéro surprise.
Les résultats ont dépassé les attentes. En deux semaines d'intervention, 11 fuites ont été localisées et réparées, dont une majorité sur des branchements abonnés — invisibles à la surface et pourtant actives depuis des années.
Le débit nocturne est passé de 14,79 m³/h à 10,65 m³/h, soit une réduction de 35 % des pertes. (Source : bilan Sprint, données télégestion avant/après campagne)
36 279 m³ d'eau économisés par an — l'équivalent de la consommation annuelle de plusieurs centaines de foyers ruraux.
Le bilan, suivi en temps réel sur la plateforme Leakmited, était visible au fur et à mesure de la campagne : aucune surprise à l'arrivée, des résultats documentés et mesurables, prêts à être valorisés.
Ce que Jordi Ledru a retenu de Leakmited
« Efficacité. Je parle en connaissance de cause. Et les syndicats voisins avec qui j'ai échangé et qui ont eu affaire à Leakmited ont dit la même chose. » Monsieur Jordi Ledru, Directeur du Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat
Au-delà des résultats chiffrés, c'est le professionnalisme de l'ensemble de l'équipe ; ingénieure hydraulicienne et chercheurs de fuite ; qui a marqué le directeur. Des profils expérimentés, capables de s'adapter rapidement à la réalité d'un syndicat rural montagnard, avec ses spécificités hydrauliques et ses contraintes humaines.
Le suivi en temps réel via la plateforme a également été apprécié : une transparence totale, une relation de confiance construite au fil de la campagne, et un bilan construit collectivement.
36 279 m3 d'eau économisés sur un an
35 % de réduction des pertes en eau potable
378 cela réprésente la consommation d'eau potable de 378 foyers
7000€ de réduction sur la redevance
Là où les données s'arrêtent, Sprint commence
Le Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat illustre une réalité que connaissent de nombreuses collectivités rurales : les équipes sont compétentes, les données existent, mais les ressources pour agir manquent. Sprint n'est pas venu remplacer les agents du syndicat — il leur a permis de concentrer leurs efforts là où ils produisent réellement de la valeur.
En deux semaines, 11 fuites localisées, 35 % de réduction des pertes, 36 000 m³ économisés par an. Des résultats mesurables, obtenus sans risque financier pour la collectivité grâce à l'engagement à la performance de Leakmited.


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