De 350 km de réseau à des recherches de fuites ciblées
Le Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat est l'un des plus anciens syndicats de France. Implanté au cœur du piémont pyrénéen, au sud de Toulouse, il dessert 24 communes rurales et 4 735 abonnés sur un réseau de 350 km.
Il compte 9 agents au total, dont 4 sur le terrain, qui assurent toutes les missions : branchements neufs, réparations, relève des compteurs et entretien des appareillages. Aucun agent n'est dédié à temps plein à la recherche de fuites.
Son réseau, essentiellement en acier, compte parmi les plus anciens de France, avec des premières canalisations posées dans les années 1930.
Le rendement reste correct pour un réseau rural, à 73 % en 2024. Mais ce chiffre masque des pertes réelles sur certains secteurs, difficiles à détecter dans un sol alluvial très perméable où l'eau disparaît dans la nappe sans laisser de trace en surface.
Depuis sa prise de poste il y a 4 ans, Jordi Ledru, directeur du syndicat, a déployé une sectorisation et une télégestion avec plus de 120 points de mesure en temps réel. Il voit les anomalies. Il n'a pas toujours les moyens d'y répondre.
On savait où chercher. On n'avait tout simplement pas les moyens de le faire.
La sectorisation révélait des débits nocturnes élevés sur plusieurs secteurs. Sans agent dédié à la recherche de fuites, impossible pourtant d'aller les localiser.
« On voyait des débits de nuit élevés sur certains secteurs qu'on n'arrivait pas à localiser. On savait qu'il y avait des fuites, mais on n'avait pas le temps et les moyens humains de s'y mettre à 100 % » Jordi Ledru, Directeur du Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat
Les grosses ruptures, la télégestion les repère vite. Restaient des fuites moyennes et petites, parfois de simples micro-fuites de 30 L/h sur des branchements, invisibles dans les terrains perméables des plaines de la Garonne. "Certaines auraient pu rester 50 ans comme ça", explique Jordi Ledru.
Le temps manquait aussi. La recherche de fuites représentait environ 2 % du temps de travail des agents de terrain, trop peu pour mener des campagnes approfondies sans délaisser les missions courantes.
Restait la question du budget. Une campagne d'environ 40 000 € sans garantie de résultat était difficile à défendre devant les élus, pour un rendement jugé "pas mal pour du rural".
Cibler les 20 % du réseau qui causent 80 % des pertes
Le syndicat a rejoint le programme Garonne Amont, porté par le Conseil départemental de la Haute-Garonne. Dans ce cadre, une mission Sprint de Leakmited a été subventionnée à 80 % par le département, au titre d'un partenariat pilote.
Le travail a commencé par l'analyse des données du syndicat : exports de télégestion, historique des réparations, SIG. Werda, ingénieure hydraulicienne chez Leakmited, a croisé ces données entre le printemps et la fin août pour cibler les secteurs au plus fort potentiel de fuites, sur 135 km et 15 secteurs.
« La responsable des opérations de Leakmited a vraiment cerné le fonctionnement du syndicat à travers nos échanges. Sa capacité à comprendre nos mécanismes assez rapidement m'a impressionné. Ce n'est pas toujours très simple. »
Jordi Ledru.
Deux semaines de terrain ont suivi, une en septembre et une en octobre 2025, avec des chercheurs de fuites expérimentés. Entre les deux, le syndicat a réparé les premières fuites, ce qui a permis de mesurer leur effet et d'ajuster la seconde semaine. Pendant toute la campagne, le tableau de bord en ligne signalait chaque fuite détectée avec sa localisation et son débit estimé. Les équipes du syndicat réparaient le jour même ou le lendemain.
L'interface internet envoie un message d'alerte quand une fuite est détectée, avec la localisation et le débit estimé. C'est très rapide. Et comme on l'a suivi au quotidien, plusieurs fois par jour, il n'y a eu aucune surprise sur le bilan. » Jordi Ledru
La rémunération à la performance a pesé dans la décision : Leakmited n'est payé que si les pertes baissent.
« C'est un argument commercial qui est percutant : s'ils ne trouvent pas, on ne les paye pas. » Jordi Ledru
11 fuites. 35 % de pertes en moins.
En deux semaines, les équipes ont localisé 11 fuites : 5 sur des canalisations, 5 sur des branchements et 1 sur un accessoire. Beaucoup étaient invisibles en surface et actives depuis des années.
Sur les secteurs suivis, le débit de nuit est passé de 14,79 à 10,65 m³/h. Une partie de ce débit correspond à la consommation nocturne et à des pertes diffuses qu'aucun matériel ne peut détecter, soit environ 20 %. Rapportée au débit réellement imputable aux fuites, la baisse atteint 35 %.
Projetée sur un an, l'économie atteint 36 279 m³, l'équivalent de la consommation annuelle de 378 foyers. Si ce niveau est maintenu, le rendement gagne 4 points.
Un accompagnement quotidien
Au-delà des chiffres, le directeur retient le professionnalisme de l'équipe. Les chercheurs de fuites comptent chacun une vingtaine d'années d'expérience en recherche et en exploitation, et ils se sont vite adaptés aux spécificités d'un réseau rural de montagne. Il retient aussi le suivi en temps réel sur la plateforme, avec un bilan construit ensemble.
"Efficacité. Je parle en connaissance de cause. Et les syndicats voisins avec qui j'ai échangé et qui ont eu affaire à Leakmited ont dit la même chose."
Jordi Ledru, directeur du Syndicat des Eaux des Vallées de l'Arbas et du Bas-Salat
Et maintenant, tenir les gains sur la durée
L'hiver 2026 l'a rappelé : après un épisode de gel, les débits de nuit remontent vite. Le syndicat dispose déjà de plus de 120 points de mesure, mais ses données restent dispersées entre la télégestion, le SIG, PCWin et des tableurs. Il teste désormais Twin Exploitation, qui réunit toutes ces sources sur un seul écran.
Chaque matin, les équipes voient quels secteurs dérivent et où intervenir en premier, pour garder les points de rendement gagnés avec Sprint.
36 279 m3 d'eau économisés sur un an
35 % de réduction des pertes en eau potable
378 cela réprésente la consommation d'eau potable de 378 foyers
7000€ de réduction sur la redevance
Le syndicat de l'Arbas ressemble à beaucoup de collectivités rurales.
Les équipes sont compétentes et les données existent, mais il manque des bras pour agir et du temps dédié sur le terrain.
Rapprochez-vous d'un expert pour comprendre votre réseau et vos difficultés : https://www.leakmited.com/contact




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